Sport

Coup de projecteur sur Julie Marchand, sportive chic et de choc !

Dans le cadre du label Terre de Jeux 2024, partons à la rencontre de sportifs·ves engagés·ées et pasionnés·ées

Le rendez-vous a été pris dans un gymnase, un endroit cher au cœur de Julie Marchand, brillante sportive de 28 ans, membre de l’équipe de France féminine de handibasket.

Julie, comment avez-vous découvert le handibasket ?

J’ai essayé le basket en fauteuil en 2014 lors de ma rééducation à la suite d’un accident. J’ai toujours aimé pratiquer une activité sportive, d’ailleurs, c’est la raison pour laquelle j’ai obtenu un master STAPS APA* et travaille dans le milieu sportif. J’ai commencé par jouer au sein du club de handibasket du Mans pendant mes études puis j’ai intégré l’équipe de Saint-Herblain où je vis actuellement. En 2019, j’ai été sélectionné pour jouer au sein de l’équipe de France.

Que vous apporte le sport…

Pratiquer un sport permet de se dépasser, d’avoir un objectif et de se donner physiquement. C’est très important pour le bien-être physique et mental. Dans mon cas, cela me permet notamment de garder de la tonicité musculaire dans les bras notamment qui m’assure une certaine autonomie au quotidien. C’est un outil important qui améliore la qualité de vie, qui permet de sociabiliser, d’échanger, de partager des moments enrichissants.

…Et le basket plus particulièrement ?

Un sport collectif amène à renforcer et profiter des bienfaits de l’esprit d’équipe, de la cohésion et du partage. Et puis, j’ai aussi un bel esprit de compétition. J’avais cette envie, ce besoin, de me challenger et de me confronter aux autres. Je pense d’ailleurs que le handibasket est un sport formidable car, chaque joueuse est dépendante de l’autre. Il ne peut pas y avoir d’individualité pour gagner un match. Il faut un groupe uni et solidaire.

Parlez-nous de l’équipe de France.

Intégrer l’équipe de France de handibasket, c’est d’abord une fierté. Cela me permet de représenter mon pays, de rencontrer d’autres nations, d’autres joueuses et de voyager. L’équipe se réunit plusieurs fois dans l’année pour des stages de préparation et pour les compétitions. La prochaine se déroulera à Rotterdam du 11 au 18 août 2023 pour les championnats d’Europe.

En quoi consistent vos entrainements ?

Au quotidien, je m’entraine 3 fois par semaine. Je fais 6 heures de basket et 3 heures de musculation. Je suis aussi un programme de préparation mentale afin de gérer mes émotions lors des matchs et de pouvoir travailler sur ma concentration. Je m’entraine chez moi, à Saint-Herblain, et pendant les vacances, j’aime venir me ressourcer chez mes parents à Ecrammeville (Formigny-la-bataille). La communauté de communes me permet de m’entrainer dans les gymnases du territoire à Trévières ou Isigny-sur-Mer.

Quelles différences existent entre le basket et le handibasket ?

Il y a quelques règles spécifiques au handibasket. D’abord, lors des matchs intérieurs, les équipes sont mixtes. A l’inverse, pour les matchs internationaux, les équipes sont 100% féminines ou 100% masculines. Nous jouons à 5 contre 5 comme au basket. Cependant, les postes sont définis en fonction du handicap. Il y a un système de classification de 1 à 5 en championnat. 1 correspondant aux handicaps les plus lourds, 5 aux plus légers. Une équipe comprend donc des joueuses avec différents profils. Les paniers sont placés à la même hauteur que pour les joueurs de basket et les terrains font la même surface.

2024 verra le retour des Jeux Olympiques et Paralympiques en France, vous préparez-vous déjà ?

La situation pour les JOP 2024 est un peu compliquée. Normalement, toutes les équipes des sports collectifs du pays hôte sont qualifiées d’office. Mais dernièrement, nous avons appris que l’équipe féminine de handibasket est la seule exception. C’est un peu la douche froide ! Nous allons devoir passer par les sélections, si la fédération l’accepte, pour nous qualifier et porter les couleurs de la France aux JOP dans notre propre pays. Comme dans les autres champs de la société, c’est toujours plus compliqué pour les femmes. Mais, nous sommes combattives, nous saisirons toutes les opportunités et quoi qu’il arrive, nous ne regretterons rien.